C’est fait. Ton billet d’avion est acheté. Tu visiteras 1, 4 ou 12 pays. Tu passeras peut-être 1, 3, ou 24 mois sur la route. Pour la première ou quatrième fois. Sac à dos sur le dos, ta vie qui tient à l’intérieur de 60 litres, tu sais que tu t’apprêtes à vivre toute une expérience, mais le voyage pourrait t’en apprendre plus que tu l’aurais pensé.

On entend souvent des clichés sur les backpackers, qui se la coulent douce sur les plages de Thaïlande, qui sont casse-cou ou qui ont une hygiène personnelle, disons, douteuse. Mais tout backpacker sait que le voyage, c’est bien plus que des bières sur la plage, des sauts en parachute qui donneraient une syncope à ta grand-mère ou apprendre l’art de porter un chandail quatre fois avant de le laver.

Voici donc cinq vérités que tous les backpackers reconnaîtront.

1. UN MOMENT D’ÉPIPHANIE, TU AURAS

Que ce soit après avoir vécu la plus grande joie de ta vie, après avoir affronté tes peurs et nagé avec les crocodiles, ou après avoir vécu un moment de profond malaise en voyant un enfant mendiant, il y aura un moment dans ton voyage où tu réaliseras : « wow, je suis chanceux (se)! »

Demande à n’importe quel backpacker que tu rencontres. Tout le monde peut nommer le moment, le lieu ou l’occasion qui leur a fait réaliser qu’ils ont fait le bon choix.

Ce qui m’amène au prochain point…

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2. UNE ÉVALUATION DE TA DÉPENDANCE À LA TECHNOLOGIE, TU FERAS

Que ce soit parce que tu as oublié de payer ton cellulaire prépayé, que tu te retrouves dans une zone où internet ne fonctionne simplement pas, ou que tu ne veux pas t’acheter un vingt-quatrième café pour utiliser le WiFi gratuit d’un commerce, il y aura un moment du voyage où tu apprendras à être (un peu) moins dépendant à la technologie.

Et c’est là que tu découvriras que tous les voyageurs ont une histoire à raconter. Que tous les locaux ont un passé qui vaut la peine d’être découvert. En quittant notre train-train quotidien, on apprend à ouvrir les yeux à des faits qui nous semblent autrement banals, des possibilités qui ne nous auraient jamais intéressées auparavant.

Et si quelqu’un de ton auberge te propose d’aller prendre un verre? Pourquoi pas? De changer de plan et de le suivre vers sa prochaine destination? OK! D’aller dans une fête avec des locaux que tu as rencontrés il y a quelques minutes à peine? Oui, bien sûr! Et ton voyage ne peut que s’améliorer à partir de là…

3. MONÉTAIREMENT, TU PANIQUERAS

Voyager, c’est génial, jusqu’à ce que tu arrives à ce moment. Ton compte en banque affiche 26 $.

Stresser à propos de l’argent, c’est normal pour tout backpacker, surtout quand on voyage dans un pays plus dispendieux (Australie, Angleterre, Norvège…) et qu’on essaie de le faire avec le même budget qu’au Vietnam.

Il est important de préparer un budget avant de partir, et de tenter tant bien que mal de s’y tenir. Et on se rappelle que, plus on voyage longtemps, plus il y aura d’opportunités d’échanger nos services contre l’hébergement, de la nourriture, ou même un emploi, si notre visa nous le permet.

4. DE LA MAISON, TU T’ENNUIERAS

Eh oui, c’est un moment inévitable. Ça arrivera peut-être quand tu seras seul dans un village en basse saison, sans personne à qui parler pendant 2 jours. Peut-être ce sera plutôt quand tu seras seul dans une ville tellement animée que tu n’as pas le temps de t’entendre penser.

Peut-être que tu seras pris dans un endroit que tu détestes pendant une semaine, sans autobus qui quitte avant trois jours. Peut-être qu’un événement à la maison te fera remettre en question ta vie en entier.

Peut-être que ce sera après avoir eu la pire indigestion du monde après avoir essayé ce plat typique de… criquets? Ou des grillons? En tout cas, c’était assurément un insecte, et ce n’était vraiment pas bon.

Peut-être que ce sera parce que tu regardes des photos de la fête de ta meilleure amie. Peut-être que ce sera après une conversation téléphonique avec ton frère.

Il y aura un moment où ton plus grand souhait sera de manger du Kraft Dinner en pyjama, avec ta mère à tes côtés.

On prend une grande respiration, on prend un peu de recul, et on repense au point numéro 1.

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5. UN SENTIMENT DE LIBERTÉ, TU VIVRAS

Avant ton départ, tu te feras certainement dire que tu es brave, courageux, ou autre. Tu répondras que tout le monde peut le faire, que tu ne fais rien de spécial.

On insistera sur ton audace. Et quand tu y repenses…

Les moments de stress monétaire. La panique. L’ennui de la maison. Le chandail préféré égaré qui sait où. Le moment passé à laver ses sous-vêtements dans le lavabo parce que tu ne veux pas/peux pas payer 2 $ pour utiliser la salle de lavage. La nuit passée à tenter de dormir assis dans un autobus avec l’air conditionné beaucoup trop froid. Le moment où tu n’as aucune idée comment parler la langue locale et que tu es totalement perdu.

Tous ces moments. Les bons comme les mauvais.

L’adrénaline de la nouveauté, les grands espaces comme les villes surpeuplées. La liberté.

Tu ne pourras plus t’en passer.

Crédits photos : Entête (la route, la fille et les Converse devant la valise), photo 1 (filles seule, carte, backpackers) et photo 2(deux gars, fille thumbs up, deux filles)

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