Photo by Corey Leopold (Uluru/Ayers Rock)

Habiter dans un autre pays est une des expériences les plus marquantes qu’un voyageur puisse vivre. On se sort de notre zone de confort – parfois même acheter des œufs peut se transformer en aventure! – et si ce n’est pas toujours facile, on repart grandi. L’Australie, c’est un peu l’Eldorado de 2013 : été perpétuel ou presque, paysages beaux à s’en décrocher à mâchoire, villes dynamiques, attitude décontractée et surtout, un taux de chômage parmi les plus bas au monde.

On ne va pas en Australie pour une petite semaine de vacances, le pays est trop loin et trop vaste. Mais le Canada a une entente avec l’Australie, et les backpackers peuvent y rester longtemps et travailler pour financer leurs aventures. Voici un petit guide pour t’y retrouver.

Avant de partir

passport - Australia

Tu as besoin d’un visa pour travailler en Australie. Le Working Holiday Visa Maker (visa Vacances Travail) permet aux jeunes de 18 à 30 ans de vivre et de travailler n’importe où pendant un an. Mais attention! Tu ne peux pas travailler plus de six mois pour le même employeur – l’esprit du visa n’est pas de s’établir, mais de papillonner à travers le pays, quoique si tu restes en ville, ça ne sera pas si facile vu le coût de la vie (Sydney et Melbourne sont les plus chères.)

Obtenir le visa est relativement facile et tu peux soumettre ta demande en ligne. Par contre, il faut avoir la bourse bien garnie. La demande de visa coûte 365$ australiens non-remboursables (le dollar australien est à peu près à parité avec le dollar canadien) et il faut prouver qu’on dispose de 5000$ pour survivre à notre arrivée. En théorie. Nombreux sont ceux qui empruntent ce montant à leurs parents le temps d’imprimer un relevé bancaire! Mais 5000$ ou pas, ça serait casse-cou d’arriver en Australie les poches vides.

Il y a un moyen de rester en Australie deux ans, et c’est d’aller travailler trois mois dans une région rurale dans le domaine agricole (cueillette et emballage), minier ou de la construction, des secteurs constamment en manque de main-d’œuvre. Tu pourras alors demander un deuxième Working Holiday Visa!

Trouver du travail

Beaucoup d’histoires circulent comme quoi les emplois en Australie poussent dans les cocotiers. Certains ont de la chance, d’autres moins, mais sache que tu ne seras pas le seul à chercher des petits boulots précaires puisque le Working Holiday Visa est offert aux jeunes d’une vingtaine de pays. La plupart des emplois sont dans le secteur de la restauration, de l’hôtellerie et de la vente, et il n’y a pas de recette miracle sauf d’aller cogner aux portes avec une pile de CV. (Rien ne t’empêche de travailler dans ton domaine, mais rappelle-toi: pas plus de six mois au même endroit!) Le salaire minimum tourne autour de 15$ l’heure, mais la vie plus chère qu’au Canada. Et sache qu’en Australie il n’est pas anormal d’être mis à l’essai bénévolement pour quelques heures.

Plusieurs emplois sont affichés en ligne, et Tourism Australia et Monster se sont associés pour créer ce portail dédié aux détenteurs du Working Holiday Visa. Mais le site de petites annonces le plus populaire est Gumtree, le Kijiji australien et d’autres pays anglo-saxons, et il sera ta référence pour tout ce que tu peux chercher : emplois, logement, vélo, auto, etc.

Lorsque tu rédigeras ton CV, rappelle-toi ce beau proverbe : « A beau mentir qui vient de loin. » Fais-en usage avec finesse!

Si tu cherches un travail dans une grande ville, vaut mieux avoir un bon montant car les dépenses sont plus nombreuses et les tentations fréquentes. Partir à l’aventure en campagne (dans le bush, comme disent les Australiens) peut s’avérer plus sage, et il n’est pas rare que le logement soit compris! Le site de Harvest Trail regroupe toutes les informations pour se trouver un boulot sur une exploitation agricole, pour la cueillette ou l’emballage de fruits par exemple. Le travail est dur, mais l’expérience exaltante! Tu peux aussi songer au WWOOFing, qui peut aussi compter comme travail rural pour prolonger le visa. Il s’agit de travailler bénévolement sur une ferme bio en échange d’un logis et des repas. On fait toujours des rencontres super intéressantes tout en visitant des coins de pays où un simple touriste n’ira probablement jamais!

Parlons argent!

Pour travailler en Australie, il faut un compte de banque et un Tax File Number, l’équivalent du numéro d’assurance sociale. Certaines banques proposent des procédures simplifiées aux détenteurs du visa s’ils ouvrent un compte dès leur arrivée, et le Tax File Number peut se demander directement en ligne ou en personne à un bureau de l’Australian Taxation Office. Si tu ne fournis pas ce numéro à ton employeur dans les 28 jours suivant ton embauche, tu seras taxé à 47%. De quoi gâcher tes vacances.

Trouver un logement

Finding a place to live - Australia
Photo by Wm

À moins d’être hébergé par ton employeur, tôt ou tard tu devras trouver une chambre en colocation – les loyers et les factures étant très chers! En Australie, le loyer se paie à la semaine, et tu ne trouveras pas de chambre en dessous de 150$, minimum. Il y a un dépôt de sécurité à payer, généralement de deux à quatre semaines de loyer, qui te seras rendu à ton départ ou déduit de tes dernières semaines de loyer.

Pour trouver, c’est plutôt simple. Épluche les annonces sur Gumtree ou bien sur un site comme EasyRoomate. Téléphone aux appartements qui te plaisent, va visiter, choisis une colocation avec des gens sympathiques qui pourront devenir de bons potes et généralement, le tour est joué en quelques jours!

Tu es maintenant prêt pour des roadtrips le long de la côte, des barbecues entre amis, apprendre à surfer, traverser le pays sur des trains légendaires, et qui sait, peut-être apprendras-tu à aimer le Vegemite

Cheers mate!

Consulte le site Web desauberges HI en Australie pour trouver un lit et pour d’autres conseils voyage au pays d’OZ.

2 commentaire (s)

    • Bonjour David! Si tu as plus de 30 ans, je crois que tu devrais plutôt te tourner vers les pays dont les visa vacances-travail sont valides jusqu’à 35 ans. C’est le cas de la Nouvelle-Zélande, qui accepte les canadiens de 18 à 35 ans.

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